Bientôt un mois à Macenta, j'ai l'impression que ça en fait 6 !
Je commence à prendre mes repères mais c'est long, les gens ne sont pas hostiles mais sont rudes, le contact est facile mais la relation difficile. J'ai trouvé un petit coin de Provence à Macenta, il existe un coin de rue où ça pointe et ça tire, je me suis fait quelques parties, ambiance sympa mais ça joue sérieux, je pense y passer régulièrement, il manque juste le pastaga.
Je devais aller à la chasse en brousse ce w-end mais j'ai eu l'occasion de descendre à N'zé avec une voiture du CICR alors je viens prendre un autre air ici ; ce matin footing entre les palmiers et le manioc puis piscine dans l'hotel classe du coin, ça fait du bien un peu de sport.
Au niveau boulot, les premiers soucis liés aux responsabilités arrivent : absence du personnel, matos informatique qui lache, prise de tête avec les gars qui s'occupe de la seule connexion de Macenta... enfin normal quoi, je gère pour l'instant, je reste motivé, c'est ma raison d'être ici le boulot.
La santé va mieux, je prend une saloperie de prophilaxie pour le palu, un antibiotique qui m'explose le bide mais je flippe d'enchainer plusieurs palu de suite alors c'est un moindre mal.
Toujours pas d'électricité depuis plus de 3 semaines, alors on s'organise, je me suis mis au groupe électrogène, ça pue, t'as l'impression d'avoir un 33 tonnes dans ton jardin, ça coûte une fortune en essence mais ça permet de se faire la bouffe, de bouquiner et d'écouter du reggae et ça c'est bon pou le moral.
difficile t'écrire ces 2 prochaines semaines, je remonte sur Conakry vers le 17 août où je pourrai appeler