Mardi 26 décembre 2006

 

Je suis à Conakry depuis jeudi dernier, pour le boulot, mais on essaye de joindre l'utile et l'agréable...

 

Loin de la frénésie de la consommation, du remplissage de panse, du froid glacial, mon premier Noel sous les tropiques, loin de la famille c'est pas facile mais on trouve des compensations...

Au programme baignade, soleil,  poisson grillé, bière fraiche... tout ça en compagnie d'une charmante créature...sur un petit paradis, les Iles de Loos, à une heure de Conakry en pirogue ; mais vraiment loin de bordel de la capitale. Là bas pas de voiture, un petit village, des rastas partout, djembé, Kora, gandja...repos bien mérité après ces 3 mois en fôret et 27 heures de voyages dans un School bus américain.

 

 

 

Par JIBE - Publié dans : guinee
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Lundi 18 décembre 2006

Comme promis et grâce à Virgine, quelques images de notre week end sur les Monts Nimba.

 

Thomas, Marion et moi,  Pause bien méritée après deux heures de piste. Il doit être vers les 13 H et ça cogne. Les chauffeurs sont moins pimpants que la jolie Marion...

 

Evidemment c'est moins la classe que les mamans du coin mais on s'entraîne...

 

 

Dimanche matin, Autour de 9HOO, ça fait presque 2H qu'on marche et c'est encore loin...

 

 

Encore un dernier petit effort...

 

 

 

Par JIBE - Publié dans : guinee
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Jeudi 14 décembre 2006

J'aurais préféré raconter mon week end en image mais le destin veut que j'utilise les mots, toujours pas retrouvé le câble pour extraire les images de mon appareil.

 

On ne change pas une équipe qui gagne alors après le bon week end à Macenta, c'est moi qui suis allé à N'zérékoré, en moto, avec le sac de couchage en comptant bien passer un week end brousse avec Virginie, Thomas et Marion. Bonne arrivée vendredi soir avec soirée guinéenne riz gras (les canards y sont passés), vin de palme, djembé avec le maître Abou (il faut fermer les yeux en l'écoutant et on croit qu'il y a 3 percus, impressionant !) et les petites filles de la voisine comme danseuses.

Le lendemain, malgré le réveil difficile, motivation, paquetage des 2 bécannes, rechauffage du riz pour le p'tit dej et départ à la Easy Rider direction Sud Est vers les frontières proches de la Côte d'Ivoire et du Libéria. Mais qu'y a-t-il là bas (à part des militaires?) ?

Rien d'autre que le point culminant de la Guinée , un des sommets de l'Afrique de l'Ouest, les Monts Nimba, qui culminent à 1800 M.

Après deux petites heures de moto, nous arrivons à Bossou un petit village cerné de collines ou vivent encore quelques chimpanzés (il n'y en plus que 12...). Les chimpanzés sont protégés par les habitants, ils sont la réincarnation des ancêtres. Nous avons fait la rencontre avec un jeune marseillais (espèce répandue outre-mer) qui fait des recherches sur les singes. Vu le timing et notre projet de nuit en brousse, notre choix se porte sur l'ascension du Nimba, on garde les Chimpanzés pour la prochaine, après avoir fait quelques achats bouffe (pas grand chose au village à part bananes et avocats), nous enfourchons nos 2 roues direction Seringbara, à 6 Km de pistes, au pied de Nimba.

Là, c'est le dépaysement, nous quittons la fôret, pour une grande plaine de savane, puis une chaîne de montagne. A son pied, une foret dense et sauvage ou subsistent encore une dizaine d'espèce de primates, et un paquet d'espèce endogène comme un crapaud vivipare, le seul au monde.

Nous sommes accueillis par quelques villageois à l'haleine alcolisée qui insistent pour connaître notre programme, nous demandons le chef, il n'est pas rentré de brousse. On nous offre une espèce de Rhum libérien pas mauvais et patientons entouré de dizaines de paires d'yeux des gamins. Le chef arrive enfin et nous soulage des villageois pressé de négocier.

Alors que le solei décline, on fait part de notre volonté de gravir la montagne le dimanche,  on nous propose l'hébergement, mais on avait déjà repéré, un petit endroit près du village, au milieu des caféiers et palmiers, un petite paillote, un foyer, le coin idéal pour la nuit...

Le chef nous autorise à y dormir sans trop comprendre pourquoi on préfère dormir dehors mais bon les blancs sont près à payer pour marcher 11HOO pour rien, mieux vaut pas chercher à les comprendre.

Là dessus on achète du bois, du vin de raphia, on négocie les guides et un petit quelque chose pour le chef et c'est parti pour une soirée mémorable. Au fur et à mesure que le bidon de vin se vidait, nous avons allumé un, deux, trois, quatre feux pour finir avec une barrière de feu de 5 m de long...

Evidemment, le réveil à 5h45 était moins marrant, surtout quant tu te lèves pour 11 heures de marche et 1200 M de dénivellé. Après un court débat, Marion et Thomas décide de laisser tomber la rando, nous voilà parti à 6h30 avec Virginie et nos 2 guides pour le Mont éclair.

Nous seulement le sommet est haut mais il est loin, une bonne dizaine de Km. On alterne d'abord des prairies de savanes avec de grandes herbes couleur blé, et des îlot de forêt avec des géants qui impressionnerait nos plus grands chênes ; puis après 5 ou 600M de dénivelé on arrive face au mont, plus d'arbres, seulement de l'herbe qui recouvre des grosses pierres noires de basalt, trés agréable pour les chevilles !

Les deux denières heures de montée sont horrible, pour tant j'ai fait des 3000 M dans les pyrénées mais là, pas de GR, c'est tout droit et c'est raide !

La récompense, c'est cette vue...les photos arrivent, puis la descente, encore plus difficile dans ces pierres, parfois le dénivellé est tel que l'on est oblogé de s'aggriper aux herbes, un vrai moment de bonheur quoi !

On arrive finalement à 18HOO au village, la nuit tombe, on rentre, là, nous attends un bon plat de pâte au Nimba, l'hôtel cette fois ci...

 

Par JIBE - Publié dans : guinee
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Mardi 5 décembre 2006

Le cycle de 3 mois à Macenta (Centama comme disent les jeun's) arrive à terme, il est temps de changer d'air, encore deux semaines et je pars pour Conakry, pour le boulot et pour passer les fêtes, à la mer...j'ai envie de mer en ce mement , la forêt à un coté étoufant à la longue.

Avant ça, je doit boucler toute la partie technique du projet Maison des jeunes, j'espère le déposer en janvier pour un financement du SCAC de l'Ambassade de France.

Les amis de N'zérékoré sont venus ce week-end, j'ai découvert pleins de coins, à 4 sur les deux motos, c'est parfait, Visite découverte d'une cascade au milieu de la fôret, ascension du mont Woko, baignade et singerie dans la rivière et pour finir dimanche soir, feu de camp, vin de palme, guitare...fatiguant mais ressourçant, j'en ai retrouvé le sommeil.

Sinon pour la suite du dernier message, je n'ai rien donné au commissaire adjoint, j'essaye de respecter mes principes malgré la pression. Comme je veux garder mes bonnes relations, je pense plûtot à ramener un peu de fournitures de bureau de Conakry pour le commissaire et les secrétaires généraux de la préfecture, petits cadeaux qui font plaisir et manque cruellement pour le fonctionnement des administrations.

Par JIBE - Publié dans : guinee
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Jeudi 30 novembre 2006

Le cycle de la vie est intense ici, les décès et les naissances sont beaucoup plus fréquents que chez nous. Rares sont les personnes qui n?ont pas un décès ou une naissance dans le mois. Faut dire, la famille, c?est + d?une centaine de personnes ici. La famille passe avant tout, vous me direz en Europe aussi, mais ici quand on a un décès, il est fréquent de voir un salarié s?absenter plusieurs semaines et vu qu?il y en a plusieurs dans l?année?

 

 

 

La « famille, c?est comme un manteau avec des épines à l?intérieur, ça démange mais quand tu l?enlèves, tu es nu », ais-je entendu un jour. La famille a bon dos ici, quand tu arrives en retard, c?est parce que tu es aller chercher des médicaments pour le vieux, quand tu es absent, c?est pour les condoléances à l?oncle du grand-père de ta belle mère, quand tu n?as pas fait ce que tu devais? c?est souvent la vérité mais le manteau d?épine sert aussi à se couvrir de mensonge. Le coordinateur adjoint que j?ai renvoyé il y a deux mois à faillit me faire chialer en me parlant de son père qu?il a très peu connu et qui demandait après lui parce qu?il était mourrant, il était en fait embauché dans une autre ONG à N?zérékoré, manque de pot, je l?ai su et il ne l?on pas gardé pendant la période d?essai, il s?est repointé 2 mois après comme si de rien n?était, à part que sa lettre de licenciement l?attendait à la maison. Les gens mentent beaucoup ici, il paraît que c?est propre à la Guinée , aux années de terreur de Sekou Touré.

 

 

 

Il n?y a aucun jugement de valeur derrière tout ça seulement un vécu.

 

 

 

Bon c?est pas de ca que je voulais parler, c?est de ma vie même qui est plus intense, à cause des relations humaine bien sûr mais aussi à cause de la maladie qui est chronique, il faut s?y résoudre quand on a pas grandi dans cet environnement, on est vulnérable ici. Depuis 1 mois, je suis complètement à plat ou hyper speed, rarement entre les deux. Après une crise de palu, je ressens pendant plusieurs jour, voire semaine un élan de vie comme si j?avais stocké de l?énergie pendant la maladie et qu?elle ressortait d?un coup, étrange sensation qui a pour seul inconvénient que je dors mal, pour la première fois j?ai même pensé à prendre des médocs pour dormir, même la Gandja ne m?endors pas !

 

 

 

Ce lundi dernier j?avais très mal dormi, du genre il est 3 heures du mat et ta envie de gravir un montagne en courant. Pourtant j?ai eu un dimanche plutôt actif avec footing à 8 H, puis jardinage (j?ai mis en pépinière tomates et poivrons et j?ai planté menthe et basilic).

Je le lève donc à 7H comme tous les matins, d?une humeur à crier dès que l?on m?adresse la parole, avec le mal à la tête et les cerne, un bon début de semaine quoi ! Je vais a bureau en me disant aujourd?hui je bosse tranquille jusqu'à midi et je rentre me reposer, mais ça c?est pas vraiment passer comme ça.

 

 

 

J?arrive donc au bureau avec la mine maussade, commence à m?énerver sur chaque truc dont on me parle (les occasions de s?énerver de manque pas ici). Vers 11H, voyant que ça ne sert à rien d?insister, je m?apprête à rentre à la maison, merde, j?ai filé la moto à Sanoh, mon collègue qui avait à faire en ville, je m?allonge sur le canapé quand Samba arrive. Samba c?est un maître couturier avec qui on bosse sur un projet d?alphabétisation pour les jeunes artisans, je suis souvent à son atelier pour prendre, le thé, c?est un sage, je l?apprécie beaucoup. Il m?annonce tout calmement que Sanoh à eu un accident de moto, qu?il est à l?hôpital et que la moto est au commissariat. Me voilà parti avec Samba au commissariat, la moto n?a pas grand-chose mais on me dit que Sanoh est tombé sur crâne, aïe?

 

 

 

Pour la première fois, al Almoulilah, je découvre l?Hopital de Macenta, tout d?abord il y a la morgue, j?entends ensuite des cris stridents de lamentation d?une femme, le décor est posé.

 

 

 

Je trouve Sanoh dans la salle des urgences, assis, avec un gros pansement sur le front, visiblement choqué, je suis rassuré, il est conscient, rien n?est cassé. Comme par hasard, une minute après, le docteur arrive, c?est l?effet blanc, le sang de met alors à couler sous le pansement évidemment l?incapable service n?avait pas compressé, le médecin regarde la plaie et décide de recoudre, il est 12HOO, la chaleur est étouffante, l?ambiance aussi, la gerbe me monte au nez. Tous ça en présence du chauffeur du véhicule de la femme qui l?accompagnait dûment surveillé par une agent de police, carte grise confisquée, honnêtement je ne croit pas que ça se serait passer ainsi si c?était un gamin qui s?était fait renversé mais bon?

 

 

 

Les torts sont entièrement reconnus par le chauffeur, c?est une bâche derrière une remorque qui a fauché la moto quasiment arrêtée. Le docteur veut garder Sanoh en observation l?après-midi, je l?aurais demandé dans tous les cas. Il fat que je retourne au bureau, j?au un RDV à 14H00, je me force, parce qu?ici, on se laisse  vite aller. Entre temps je passe prendre la moto chez les flics et l?amène chez un mécano. Il faut dire pour comprendre la suite que le commissaire Soumah m?apprécie beaucoup, c?est un gros sousou, bon vivant, il  a fait une partie de sa formation en France, tout les agents sont au courant qu?on est pote et je me suis jamais fait contrôler une fois à Macenta ! Faut savoir choisir ses amis !

 

 

 

Bon je fait ma réunion au bureau et repart, non sans rêver d?un roupillon, prendre la moto pour aller chercher Sanoh à l?Hosto. Je passe devant une vendeuse au bord de la piste avec ses deux gamins, on se sourit, je lui demande si je peut faire une photo, chose que je ne fait jamais sans avoir au moins discuté 5 mn avec la personne, mais la lumière était belle?

 

 

 

Elle accepte, je prends mon cliché quand j?entends gueuler dans mon dos, je me retourne, un jeune d?environ 25 ans commence à m?agresser en me disant que je n?ai pas le droit de prendre des photos et que je dois lui donner le pellicule, mon sang ne fait qu?un tour, je crie plus fort que lui, le ton monte, un attroupement ne tarde pas à se former, il me demande la pellicule, mon nom, mes papiers, je lui dit qu?il n?est pas question que je lui donne quoi que ce soit, il me dit qu?il veut porter plainte, le gars veut qu?on aille à la Police , je lui dit pas de problème. A peine se dirige-t-on vers le comissariat, le gars de la boutique d?a côté, qui avait suivi toute l?histoire, vu que la femme était consentante, intervient, il parle au jeune, le décourage d?aller à la Police et me dit de continuer la route, l?autre me dit « tu as de la chance », bref je continue mon chemin, avec le gars en continuant à s?embrouiller, j?arrive chez le mécano et m?assois pour attendre qu?ils finissent de laver la bécane, le gars trace sa route.

 

Je me dis Putain quelle journée de merde j?aurais mieux fait de rester au pieu ce matin. 5 mn après le gars revient, le dit qu?il a changé d?avis et qu?il veut qu?on aille à la police, je lui répond qu?il n?a qu?a attendre, il m?ordonne de venir tout de suite en haussant le ton, le maître de l?atelier, un ami n?est pas l mais un apprentis tombe sur le gars pour le cogner, les autres les séparent, ça gueule second attroupement, et moi au milieu de tout ça assis, ne bronchant pas. Là-dessus le maître arrive, choppe le gars par le collebac et le sort de l?atelier, le gars s?excite. Je dit au maître que je veux pas lui créer d?histoire et que je vais allet à la police, il refuse et me dit de ne pas bouger, que s'il se passe quelque chose sur la route il sera tenu responsable, je me rassois et le gars part en disant qu'il va déposer plainte. Il se repointe 5 mn après s'asseoit à 10 m, face à l'atelier, sort une feuille et un crayon et collence à écrire, les vannes commencent à fuser de l'atelier ironisant sur sa capacité à écrire...

Pour éviter de traîner cette histoire, je propose au maître  d'effacer la photo, c'est simple et on en parle plus après. Barré me dit qu'il va chercher un agent de police pour faire ça devant témoin. Il revient avec l'agent de police qui convoque tout le monde au poste.

 

 

 

 

 

Le commissaire n'est pas là, on est reçu par son adjoint, le maître au centre, le gars et au moi de part et d'autre, derrière nous, deux agents de police, Mr Toupou, un partenaire,notable de la ville qui était passé au moment de l'embrouille et m'avait suivi pour vérifier que tout se passe bien. La dessus, Sanoh arrive, souriant, on l'avait ramené de l'hôpital, je suis soulagé, l'entretien commence.

 

 

 

 

 

Le comissaire interroge d'abord Barré, le maître, puis le gars, puis moi, écoute consciensieusement pendant 10 bonnes minutes, lit la lettre de plainte, le gars se présente comme un étudiant de Conakry, c'est un Peul. J'expose les faits clairement en 1 mn et propose d'effacer l'image. Puis le commissaire revient à la charge sur le gars, l'interroge sur son lien de parenté avec la femme, qui ne porte pas le même nom que lui, sur des détails de la lettre, puis il éclate, lui dit "Je suis de Conakry, regarde moi bien, t'es sûr que tu ne ne m'a pas vu dans un fourgon de police, parce moi les étudiants de Conakry je les connaît, c'est tous des pagailleurs, ici c'est la paix et on a pas besoin de toi pour faire des histoires". Il lui dit que la femme est majeure et que j'ai demandé l'autorisation, il ajoute que si Barré veut porter plainte il va le coffrer. Puis il lui demande de formuler ses excuses au maîre et à moi. Le commissaire me dit de ne pas effacer la photo.  Le gars repart comme "un poulet mouillé" selon l'expression du commissaire.Tout le monde salue la décision du comissaire, je ramène Sanoh, rentre chez moi, dit à mon gardien que je veux voir personne, le fait des oeufs au plat et me couche à 19H30.

 

 

 

 

 

 

 

 

Normlement l'histoire est finie mais au moment même ou j'écrivait ce message, je viens d'avoir la visite de Mr le Commissaire adjjoint, mieleux à souhait que vient me passer le bonsoir. je le remercie pour sa décision, il le dit qu'il n'a fait qu'appliquer le droit, mais je sens bien que sa visite n 'est pas désintéressé mais qu'il n'ose pas se lancer. Je le raccompagne sur le pas de la porte et effectivement, Monsieur le comissaire adjoint me demande un petit service qui n'est autre que de l'argent. Ce pauvre fonctionnaire a perdu son frère (qui doit être le cousin de sa belle-mère) et doit se rendre auprès de sa famille à Faranah, encore une fois la famille a bon dos...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Comme je ne trouve plus le cable pour mettre les photos surl 'ordi, vous ne pourrez voir la fameuse photo, en attendant, et pour finir par plus léger, je vous présente mon chien Oungo.

 

 

 

 

 

 

Par JIBE - Publié dans : guinee
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