Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

Lundi 28 janvier 2008

Pour les fidèles peux-être vous souvenez vous de cette image de Macenta :

undefined

et bien maintenant, le même emplacement ressemble à ca : 

undefined

Mais que s'est-il donc passé à Macenta ?

Le changement tant espéré lors des émeutes de l'année dernière arrive enfin. Alors Messieurs du journal Le Lynx, revoyez le titre de votre article paru en août 2007 : "Macenta, développement connait pas"

Et bien cette vue est prise du balcon du Cinéma loffa (à gauche sur la photo d'en dessous), le vieux bâtiment que j'essaye de rénover pour faire la maison des jeunes, l'équiper, former un équipe techique et un comité de gestion. En septembre 2007, l'Ambassade de france à accepter mon projet et les travaux ont commencé, non sans difficulté bien sûr. la semaine derniière, ça donnait ça :

undefined

Quelques difficultés en vrac :

Les pressions subies lors de la procédure de sélection des entrepreneurs (pas de détail ici mais je pense que vous imaginez)

Faire partir les femmes qui sont là pour chercher le prix du riz pour la famille. Ceux qui connaîssent l'Afrique savent, les marchés sont sensibles et on voit d'ailleurs souvent intervenir les militaires quand il s'agit de réguler et d'organiser les espaces. En fait les femmes avaient littéralement envahit tout le centre de Macenta, ce qui empêche tout projet de rénovation. Grâce à l'autorité du nouveau Préfet (ex commandant de gendarmerie) et à la forte motivation de la jeunesse, tout le centre ville à été réaménagé, ce qui donne des idées à de nouveaux projets comme un centre de formation professionnelles pour les jeunes 

Sur un buget d'environ 480 000 000 Francs guinéens (75 000 euros), la communauté doit apporter 10 000 euros sous la forme d'agrégats (briques, sables, gravier...) et d'argent pour payer les maneuvres, ce qui représente une somme ici. Si la communauté ne peux apporter sa participation, le projet sera bloqué. Pour l'instant tout va bien de ce côté.

et quand même pour moi, former une équipe capable de gérer ce projet, parce que si je fais le boulot, je ne fait pas du développement alors que si je laisse une équipe capable de finaliser ce projet et en monter de nouveau, et ben je serais pas venu pour rien...

par JIBE
ajouter un commentaire commentaires (4)    recommander
Mardi 18 décembre 2007

Quelques images de la partie de pêche

Raymond et sa petite soeur, on commence par la pêche aux vers de terre, pour cela on fait le tour  des composts des maisons

 

On laisse les petites et en avant vers la rivière Loffa

 

Après la pêche et avant la baignade

par JIBE publié dans : guinee
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Lundi 5 novembre 2007

Enfin un week end ressourçant, loin de l'ivresse des boîtes de nuit de N'zérékoré, de mon lit qui m'a trop vu la semaine dernière, je me suis tapé une cinquième crise de palu, toujours aussi forte.

Non ce week end j'ai profité de mon ami Raymond pour aller me baigner, pêcher et me ballader autour de Macenta. Moi qui était si patient gamin quand j'allais à la pêche, il semble que j'ai perdu ce qui est pourtant une grande qualité en Afrique : Sabari en Malinké, une vertu apprise durant les rites d'initiation. Le principe est Simple, une canne avec une tige de raphia rigide, un bouchon en tige et le ver de terre sur un hameçon. La journée commence par faire le tour des maison pour fouiller dans les composts de toute les maisons avoisinantes pour trouver les vers, après, on gagne la rivière, ça commence bien en 5 m, j'en sors un joli et après que des touches pendant 2 heures, ça des poissons il y en a mais pour les attraper c'est une autres histoires. les jeunes avec qui j'étais on in déhanché impressionnant dans leur ferrage, bref, des anneés d'expriences, je repart rdicule avec mes 3 petists poissons.

Là où j'ai été moin ridicule, voire impressionant c'est une fois dans l'eau, les forestiers ne savent pas nager ou mal alors quand il me voit faire un crawl en plein milieu de la rivière à contre courant, ça les laissent béa, chacun son truc.

Sinon je voulais ausi pour parler de quelque chose qui m'a impressionné, c'est la communication avec les sourds muets. J'étais assis l'autre jour quand un sourd muet passe devant l'échoppe d'un ami, les voilà qui rentre en conversation gestuelle, ils semblaint trés bien se comprendre et s'expliquer des choses pas si simples. Je me dit que mon ami a du apprendre ce langage ou doit avoir l'habitude de communiquer avec les sourds, quand je vois une autre qui arrive et qui se mêle tranquillement à la conversation, puis un autre. Non, là ça de vient une évidence, tout le monde peut communiquer par les gestes, de ce fait les sours muets sont parfaitement intégrés et il n'existe pas de "monde des sours" comme chez nous où un scientifique était allé jusqu'a utiliser des méthode ethnologique pour étudier la communauté des malentendants. Le sourd en question vends du bois, il a sa place dans la société et si tu veux lui en acheter, mieux vaut te faire comprendre.

par JIBE publié dans : guinee
ajouter un commentaire commentaires (3)    recommander
Lundi 8 octobre 2007

Toujours en vie, toujours à Macenta, tout va bien, trop bien je ne trouve plus d'aventure extraordinaires à raconter. deux semaines de break en France puis come back to Guinée. Les pluies se terminent enfin, le pays et calme et moi je prépare mon départ (dans 7 mois) en formant une équipe de 4 guinéens capable de gérer l'association...

Qulques petits adages à consommer sans modérations lus sur des taxis :

- Ceux qui parlent de moi perdent leur temps

- le destin est inévitable

- N'oublie pas ta mère

- La vie de l'Homme depend de la femme

- Le pauvre à tord

- Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait

- L'Homme propose, Dieu dispose

Ou bien quelqu'un uns entendus :

- Quand tu ne sais pas où tu vas, aucun vent ne te pousses dans la bonne direction

- L'étranger qui patiente connaîtra le sage du village (vérifié et certifié)

- On ne se rend pas compte du plaisir de s'asseoir avant d'avoir des furoncles sur les fesses

- Le mal commun n'est pas un mal

Je vous laisse méditer...

par JIBE publié dans : guinee
ajouter un commentaire commentaires (1)    recommander
Mercredi 22 août 2007

De mes quelques voyages dans les anciennes colonies françaises, j'ai remarqué que la culture française avait laissé des traces non seulement sur le paysage et les infrastrucures mais également sur la culture "indigène", il y a eu acculturation comme ont dit au marché...

Une des traditions française que l'on a bien importé puisque aujourd'hui encore on peut la voir en Algérie, à Madagascar, et ...à Macenta, c'est la bagette de pain, mais c'est pas çe qui nous intéresse, non c'est la pétanque, les boules. 

Vous me direz c'est pas français, c'est provençal, en tout cas la recette est simple :  il faut des joueurs, du temps, quelques boules, un peu de pastis et c'est parti. A Macenta, ils ont le temps, quelques boules (rouillées), ils sont joueurs et remplacent le pastis par Ataya, du thé vert fort et sucré. Ne croyez pourtant pas que les Macentaka ont moins de verve que les joueurs de Rieux Volvestre, Daumazan sur Arize ou Cucuron. Autrement dit ça gueule autant, ça mesure chaque point douteux et ça chambre à souhait...

Et des quelques parties que j'ai joué avec eux je peux vous dire que ça joue plûtot pas mal.

 

Avec la toque blanche, le vieux Kanté, toujours plein de noix de cola entre les dents, fin tireur et pas commode sur un boulodrome.

Ataya, ça prend un peu plus de temps à faire que le 51 mais ça fait le même effet aux joueurs...

par JIBE publié dans : guinee
ajouter un commentaire commentaires (2)    recommander

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus